Votre programme de développement d’entreprise – résumé du livre E-myth

La seconde partie du livre e-myth donne une méthodologie claire à déployer afin de créer une entreprise fleurissante. 

Je vous propose de détailler cette partie du livre dans mes 2 prochains articles.  


1. Votre but principal  

Pour commencer, définissez ce à quoi vous voulez que votre business ressemble.  

Pour ça, il est indispensable d’avoir à la fois une vision ultime et un objectif stratégique.  Sans vision claire de la tournure que vous souhaitez voir prendre votre existence, comment voulez-vous commencer à la vivre ?  

Les gens exceptionnels ont une vision de leur existence qu’ils s’entraînent à imiter chaque jour. Ils travaillent sur leur vie au lieu de la vivre en spectateurs. Ils matérialisent dans le présent la vision qu’ils ont de leur avenir.  

Pour travailler concrètement ce point, vous pouvez créer un vision board et utiliser l’écriture automatique afin d’exprimer quelle est votre vision d’avenir. C’est un exercice qui prend un peu de temps mais qui en vaut vraiment la peine.

2. Votre objectif stratégique

Le premier critère de votre objectif stratégique est l’argent. Quel est le degré d’ambition de votre vision ? Le deuxième critère est de comprendre de quelle occasion vous pouvez vous saisir dès aujourd’hui ?   
Demandez-vous si votre projet d’entreprise apaiserait la frustration d’un groupe de consommateurs suffisamment pour justifier sa mise en œuvre ?

Dans cette phase, il faut se laisser rêver et laisser votre fougue s’exprimer. 
Beaucoup d’entrepreneurs étaient des enfants très rêveurs et créatifs mais ils ont été freinés par des adultes raisonnables qui ont parfois été des obstacles dans leurs buts.
Il n’est jamais simple de confronter ses idées au monde car on reçoit très souvent beaucoup de feedback négatif. Ainsi, on arrête de rêver et par la même occasion, on stoppe tout processus d’innovation.  

Certes, il est important de posséder des objectifs clairs et chiffrés mais il est également indispensable d’avoir des rêves et des projets.  

3.Votre stratégie organisationnelle

L’organigramme est un outil sous-estimé des petites entreprises car en général, il y a très peu d’employés. Mais si tout le monde fait un peu de tout, qui est responsable en cas de pépin ?  

Il est indispensable d’avoir une description détaillée des rôles de chacun.  
« Sans organigramme, on s’en remet au petit bonheur la chance, aux bons sentiments et aux bonnes volontés »

Il faut organiser votre société en fonction des besoins de vos consommateurs. Pour ce faire, vous pouvez utiliser cette méthodologie :  

  • « Passer en revue les tâches à exécuter.
  • Les critères de responsabilité pour chaque poste et les positions hiérarchiques respectives de chaque poste, avec tous les détails correspondants.  
  • Il faut des scénarios précis pour gérer les appels reçus, émis, les rencontres physiques avec les clients… Et une fois que ce prototype est mis en place, qu’il fonctionne et qu’il est bien rodé, on peut éventuellement penser à engager une personne pour faire ce travail. 
  • A cet instant, vous aurez franchi l’étape la plus importante : vous remplacer par un système qui fonctionne, actionné par une personne désireuse de travailler dessus. »

4.Votre stratégie en matière de management

Il n’est pas important de travailler avec les profils les plus qualifiés mais il faut engager des personnes désireuses d’apprendre et capables d’appliquer un système de management.  
À vous de créer un système totalement automatique qui reprend tous les éléments importants qui rendent votre marque reconnaissable.  
Il faut créer des procédures et des manuels d’exploitation pour chaque étape : pitch de vente, marketing, service à la clientèle, contrôle qualité… 

Tous ces détails sont indispensables pour bien briefer les nouveaux venus afin de rendre l’onboarding ou l’intégration de nouveaux collègues aussi simple que possible.  

N’oubliez jamais que lorsque les clients féliciteront votre service, ils n’évoqueront jamais les choses importantes mais toujours les petits détails car «les détails font la perfection et la perfection n’est pas un détail.» 

5.Votre stratégie concernant le facteur humain

Il faut créer un environnement où votre vision est explicite et où vos employés comprennent qu’ils font partie d’un écosystème important. Notre façon de travailler devient le reflet de notre âme. Vos employés ne tiennent pas simplement à travailler pour des personnes passionnantes, mais elles veulent travailler pour des individus ayant créé une structure définie.

Gerber fait une analogie en comparant l’entreprise à un jeu de société.

« Il n’y a rien de plus passionnant qu’un jeu bien conçu et qui symbolise votre conception du monde. » Comme dans tout jeu, il faut que les règles soient cohérentes et que la stratégie soit pérenne.
Créer une entreprise, c’est créer un jeu de société avec des règles et des valeurs qui nous sont propres, mais qu’il faudra transmettre aux autres. C’est pour cette raison que beaucoup de personnes de la génération Y choisissent l’entrepreneuriat, car ils ne se reconnaissent pas dans les règles du jeu de beaucoup d’entreprises traditionnelles.

6.votre stratégie marketing

Qui est votre client ? Est-ce qu’il existe vraiment et comment prend-il ses décisions ? C’est à toutes ces questions qu’il faudra répondre lorsque vous ferez votre étude de marché. Cependant, il ne faudra jamais oublier que votre client ne va pas prendre ses décisions sur base de facteurs rationnels. « Il va plutôt récupérer les données sensorielles environnantes. » Ce sont ces détails qui vont le pousser à l’acte d’achat et il prendra ses décisions grâce à son inconscient.
Il faut comprendre qui est votre client et pourquoi il achète.
Une fois qu’on a les réponses à ces questions il faut respecter 3 étapes :

  • Faire une promesse de vente
  • Vendre
  • Tenir sa promesse

7.VOTRE STRATÉGIE CONCERNANT LES SYSTÈMES

C’est le cœur du message de Gerber.
L’objectif n’est pas de devenir l’esclave de son business, mais de créer des systèmes qui permettent de se libérer grâce à des procédures et des standards qui sont listés explicitement.
On doit pouvoir expliquer ces procédures à un nouvel employé afin de se libérer de la charge. C’est important d’avoir le détail clair de tous les postes qui existent dans la société afin que la société soit capable de tourner, même sans l’entrepreneur. Une entreprise est un système et pour que le système roule, il faut que toutes les étapes soient bien pensées. Les systèmes permettent également d’avoir un aperçu chiffré des actions qui ont été posées. Et ces chiffres nous permettent de prendre des décisions.

Bon travail et bonne chance !  

Source : E-myth : Le mythe de l’entrepreneur revisité

Se conformer à l’entreprise et se confronter à soi-même

Développer son entreprise est obligatoire selon Michael Gerber. 

Pour lui, une entreprise est faite pour croître. Ne pas la laisser grandir, c’est aller à l’encontre de ses besoins. 

Dans le livre e-myth, Gerber nous livre une méthodologie pour mieux appréhender les innovations dans notre business.  

Il y a 3 étapes à suivre pour savoir si notre nouvelle idée est rentable ou non.  

  1. Innovation 

La première chose à faire lorsqu’on a une idée innovante, c’est de la tester et de l’implémenter. 

L’auteur donne l’exemple de la tenue d’un commercial :

Il a porté deux costumes de 2 couleurs différentes afin d’observer si ceux-ci auraient une influence sur le nombre de ventes qu’il était capable de faire. 

Durant le premier mois du test, il a porté un costume marron. Il a ensuite, mis un costume bleu pendant les 4 semaines suivantes.  

Il s’est rendu compte qu’il vendait beaucoup plus avec son costume bleu.  

Il a ainsi conclu qu’il existait une corrélation entre la tenue qu’il portait et son nombre de vente. 

  1. La quantification 

L’innovation doit être validée par des chiffres.  

Il faut quantifier tout ce qu’on fait : le nombre de prospects avec qui on discute, le nombre de ventes qu’on réalise, la quantité de publicités qu’on crée…. 

Il faut utiliser ces nombres pour savoir si l’innovation qu’on effectue est un succès ou non.  

Il y a très peu d’entrepreneurs qui le font parce beaucoup de personnes pensent que ce ne sont que des détails, alors que les chiffres ont une importance de taille.

  1. L’orchestration 

Lorsqu’on se rend compte que quelque chose fonctionne, il faut le faire, le refaire, de la même manière et à chaque fois.  

Faire des choses de manière totalement aléatoire, c’est prendre le risque de perdre de l’argent. “La liberté d’agir est l’ennemi de l’ordre, de la normalisation et de la qualité.” (Esprit Marketing) 

“A cet égard, le processus de développement d’entreprise peut être considéré comme la métaphore de la transformation personnelle, de la confrontation à la vraie vie.” (E-myth)

Je n’ai jamais autant lu de livres sur le développement personnel que depuis que je m’intéresse à l’entrepreneuriat.  
Devenir entrepreneur, c’est aussi se confronter à soi et voir qu’est-ce qu’on est prêt à apprendre ou pas.  Quelles habitudes on est prêt à abandonner? Quels échecs on est capables de surmonter…

Avoir peur d’innover et d’évoluer, c’est faire stagner notre entreprise.

Bonne chance et bon travail ! 

Le technicien, le manager et l’entrepreneur

Apprendre à jongler avec ces 3 casquettes, c’est le prix à payer quand on est entrepreneur. C’est une tâche très complexe qu’il faut effectuer tout au long de son parcours d’indépendant.  

les 3 rôles de l’indépendant

Lorsqu’on travaille pour soi, il est très important de revêtir 3 costumes :  

  • Celui de l’entrepreneur 
  • Celui du manager 
  • Celui du technicien 
  1. L’entrepreneur 

L’entrepreneur est notre personnalité créative. Toujours au sommet de sa forme face à l’inconnu, quand on doit forcer le destin et transformer le chaos en harmonie. 

C’est celui qui vit dans le futur, jamais dans le passé et rarement dans le présent. 

Il est plus heureux lorsqu’il est libre de construire des concepts et il adore commencer ses phrases avec “et si”. 

  1. Le manager 

Le manager, c’est la personnalité pragmatique. Sans manager, il n’y a pas de planification, il n’y a pas d’ordre et pas de prévisibilité possible.  

C’est celui qui passe après l’entrepreneur pour ranger le désordre qu’aura mis notre personnalité créative. 

C’est la tension entre la vision de l’entrepreneur et le pragmatisme du manager qui crée la synthèse à l’origine de tous les grands travaux. 

  1. Le technicien 

Le technicien c’est le créateur et le “faiseur”. C’est celui qui aime bricoler : il monte et remonte. Pour le technicien, il ne s’agit pas de rêver et de créer mais de faire. Là où l’entrepreneur s’épanouit dans le futur et le manager s’accroche de façon compulsive au passé, le technicien lui vit pleinement dans le présent. 

Le technicien, c’est vous lorsque vous exercez votre cœur de métier. Pour ma part, je suis technicienne lorsque j’écris mes articles.  

Passer d’un rôle à l’autre. 

Lorsque je vous décris tout ça, il faut que vous tentiez de réfléchir au rôle qui vous sied le mieux ?  Qu’est-ce qui est le plus simple pour vous ? Dans quel rôle est-ce que vous vous sentez le plus à l’aise ? 

La majorité des personnes sont des techniciens. Moi je m’épanouis en tant entrepreneur. J’adore tester de nouvelles choses mais ça rend parfois mon organisation très bancale. Je passe d’une idée à l’autre et j’ai du mal à me concentrer sur mes projets déjà existants. Il est indispensable d’améliorer mon côté “manager” et “technicien” si je veux augmenter mon chiffre d’affaires et améliorer mes performances

Il est très difficile de réussir à jongler avec ces rôles lorsqu’on est entrepreneur et ça peut même constituer la base des échecs répétitifs des indépendants qui se lancent.  

Pour réussir, il faut se fixer une méthodologie et se donner des moments où on joue un rôle clairement établi.  

Bonne chance et bon travail !  

Cet article est en très grande partie inspiré du livre “e-myth, le mythe de l’entrepreneur revisité”.  

Je vous conseille vivement la lecture de ce livre si vous souhaitez en savoir plus.  

livre Michael Gerber

Comment créer une étude de marché ?

partie 1 : Comment créer une étude de la concurrence ?

L’étude de la concurrence est la première étape pour réaliser son étude de marché. C’est une étape sur laquelle il faut travailler sérieusement afin de déceler l’intérêt de son produit et tenter de trouver le meilleur positionnement pour lui.  

Pourquoi cette étude est indispensable ?  

“En Belgique, le taux de survie des entreprises à 5 ans est de 50%. Une étude de marché permettrait d’éviter 60% des faillites.” Dans ce contexte, se rendre compte de l’état de la concurrence, savoir si notre offre a un sens et réussir à se positionner est indispensable. 
 

Lorsqu’on a déjà une idée en tête, il est vraiment intéressant de constater ce qui se fait ailleurs et d’essayer de trouver la valeur ajoutée qu’on pourrait apporter à ce marché.  

Est-ce que notre produit/ notre service répond à un besoin ?  

Aujourd’hui, la plupart des gens tapent leurs questions sur les moteurs de recherche. L’outil Ubbersuggest peut être utilisé pour connaitre la popularité d’un sujet. On considère qu’en Belgique francophone, un volume de recherche est 1 

  • Faible : < 70 demandes/mois 
  • Moyen : entre 70 et 700 
  • Elevé : à partir de 700 demandes/ mois 
     

Evidemment, au plus il y a de demandes, au plus ce marché est porteur. 

Cependant, il faut faire attention à la concurrence car si trop d’acteurs sont présents sur ce marché, il n’est pas intéressant d’y investir. C’est à vous de jauger la croissance du marché.  

Des concurrents et parfois, des partenaires 

Parfois, la concurrence n’est pas toujours celle à laquelle on pense. Prenons l’exemple d’un coach sportif. 

Lorsqu’un coach sportif souhaite démarrer son activité, il doit répondre à la question : “pourquoi”. Pourquoi les clients viendraient vers moi ? On peut émettre plusieurs hypothèses :  

Ces clients peuvent venir pour :  

  1. Se remettre en forme après une période d’invalidité 
  1. Aller mieux mentalement 
  1. Se préparer pour une compétition sportive 
  1. Perdre du poids avant un grand évènement (mariage…) 

Toutes ces personnes ont des raisons très différentes de consulter un coach. 

Dans le premier cas, le coach va s’installer sur le marché de la santé physique et de la revalidation. Dans ce cas, il peut éventuellement collaborer avec des kinésithérapeutes, des hôpitaux… 

Dans le second exemple, le coach peut collaborer avec des psychothérapeutes ou des coachs de développement personnel… 

Pour le 3e et 4e cas, les coachs qui vont être engagés pour un évènement peuvent tenter de se faire connaitre dans l’évènementiel. 

Grace à cet exemple, on comprend qu’un même métier peut trouver une place sur des marchés totalement différents les uns des autres. Les concurrents indirects de ce coach peuvent être des nutritionnistes, des médecins, des spécialistes de l’évènementiels… 

Il est très important de lister tous ces concurrents car ils peuvent également devenir des partenaires clés avec lesquels travailler.  

Il y a des opportunités qu’on peut oublier d’identifier si on ne se pose pas les bonnes questions. C’est pour ça qu’il est essentiel de lister toutes les personnes faisant partie de ce marché.  

Matrice aspiration clients :

But/aspiration du client  Est-ce qu’il y a beaucoup de concurrence (de 1 à 5)   
 
 J’ai les compétences pertinentes (de 1 à 5)  
   
 J’ai envie, ça m’inspire. En accord avec mes valeurs/aspiration   (de 1 à 5)  
Ai-je la bonne image : CV (de 1 à 5)  Total des points  
 
 Nom de votre marché 
Concurrents directs et indirects  
 

Le parfait sweet spot du freelance

Le sweet spot du positionnement

Le cas d’une personne qui souhaite se lancer dans le freelancing est assez spécifique. 

Il faut trouver le mix parfait entre les besoins du client et nos compétences. L’objectif serait de trouver le sweet spot parfait entre les 2.  Vous pouvez faire le choix entre 2 hypothèses :

  • L’hypothèse numéro 1 

C’est la stratégie la plus évidente. Il s’agit d’utiliser vos expériences passées pour vous spécialiser. 

Avez-vous travaillé dans un secteur en particulier ? Etes-vous calé sur un sujet spécifique ? Pour quelles qualités vos anciens employeurs vous ont engagés ? 

Dans mon cas par exemple, j’ai souvent été engagée car j’étais l’une de seules francophones à avoir un excellent niveau en néerlandais. Je pourrais donc, éventuellement, me positionner dans la rédaction web à destination des agences SEO flamandes.  

  • L’hypothèse numéro 2 

Ici, vous partez de votre instinct et de vos connaissances d’un marché cible.  
Si vous pensez par exemple, qu’à l’avenir le télétravail va être beaucoup plus utilisé, vous pouvez proposer aux entreprises des formations pour améliorer le bien-être des employés. 

Vous pouvez aussi prendre en compte la valeur, la spécificité de ce que vous souhaitez créer. C’est important de tester, en partant d’un positionnement généralisé.  

« Un positionnement repose donc sur 2 grands principes :  

  • Le contexte externe et l’environnement du marché 
  • Votre vision personnelle et ce que vous avez à proposer” (Minchella)

On n’arrêtera jamais de travailler sur son positionnement. C’est un point sur lequel il faut régulièrement pivoter. 

L’intelligence de l’entrepreneur est de comprendre quand modifier son offre grâce à la veille effectuée sur son secteur.

partie 2 : qui sont vos clients ?

Dès que vous aurez terminé votre étude de la concurrence, il sera temps d’analyser votre public cible. Au début, il est très compliqué de savoir quel type de personne aura besoin de votre offre. C’est pour cette raison qu’il faudra vous fier à votre imagination.

À votre avis, qui serait susceptible d’avoir un intérêt pour votre offre ? Qui est votre client idéal ? Une fois que vous aurez réussi à dégager un profil type, vous pourrez commencer à accumuler les informations. Le plus simple, c’est de poser des questions simples, en ayant un minimum d’aprioris. Évitez au maximum d’influencer votre public cible afin de savoir quelles sont leurs problématiques et comment votre offre ou votre service peut répondre à leurs besoins.

Tentez de savoir :

  • Quelles sont leurs difficultés ?
  • Quelles solutions mettent-ils en place ?
  • Ont-ils besoin d’aide ?
  • Combien sont-ils prêts à payer ?  

Méthodologie pour créer son étude de marché.  

  1. Définissez votre pourquoi ?

Avant de parler à votre public cible, faites preuve d’introspection. Pourquoi voulez-vous vous lancer alors que c’est un des choix les plus durs au monde ? Votre pourquoi doit être très clair pour réussir à aller de l’avant. Pour ce faire, vous pouvez utiliser l’écriture automatique et noter l’ensemble des choses qui vous font vibrer. Notez ce qui est important pour vous et la vision de votre vie dans 5 ans. N’hésitez pas à le faire de manière manuscrite.  

Ensuite, définissez votre quête. Définissez clairement ce que vous allez apporter à vos clients et une fois que c’est clair, vous pourrez créer un haïku. (“Petit poème de dix-sept syllabes, en trois vers – respectivement de 5, 7 et 5 syllabes) Cet haiku sera votre source d’inspiration dans les moments de doute.  

Dans mon cas, ma quête est :   Je transmets vos intuitions au monde. 

Et mon haïku, c’est : – Je choisis la joie – Je choisis la liberté – Je me choisis moi  

L’objectif de la quête est d’expliquer en quelques mots votre projet à votre audience. Tandis que le haïku vous est destiné. On souhaite se souvenir de la raison pour laquelle on s’est lancé seul. Passer par ces quelques étapes vous aidera à garder vos objectifs en tête.

2. Démarrez un questionnaire  

Pour réussir à trouver les tendances qui se dégagent, il est intéressant de passer par un questionnaire. Ça permet à votre cible de répondre honnêtement à chaque question sans être influencé par votre présence. Il est également plus simple d’utiliser un questionnaire pour obtenir un maximum de réponses. Ce questionnaire pourra vous servir de fil conducteur pour les prochaines interviews qui se dérouleront en tête-à-tête cette fois.  

3. Créez une série d’interviews  

Après la création de votre questionnaire, vous saurez quels sont les 3 segments sur lesquels vous concentrer. Tentez de décrocher des entretiens avec 3 ou 4 personnes de chaque segment pour connaitre quels sont leurs besoins exacts. N’oubliez pas d’influencer le moins possible leurs réponses et ne donnez pas trop de détails sur l’activité que vous comptez lancer. Il faut rester vague pour savoir si votre offre est pertinente. Il faut éviter au maximum de les aiguiller et accueillir leurs propos sans jugement.  

Dans cet exercice, vous êtes l’élève et votre public a véritablement les réponses dont vous avez besoin. À la fin de ces enquêtes, il faudra dégager un segment type et un client idéal sur lequel vous allez vous appuyer pour créer votre offre.  

L’étude de marché est une étape très fastidieuse mais elle est indispensable si vous souhaitez avoir des résultats probants.

Bonne chance et bon travail ! 

Sources :
Freelance l’aventure dont vous êtes le héros 

https://1819.brussels/infotheque/demarrer-une-entreprise-formalites/comment-faire-une-etude-de-marche

Analyse de la concurrence : méthodologie Concrète et Performante

Freelance : l’aventure dont vous êtes le héros – Un fabuleux guide pour conquérir son indépendance

Alexis aurait pu être mon camarade de classe.  Nous avons le même âge et nous nous intéressons à la création de contenu sur Internet. Je suis moi aussi copywriter mais ce qui distingue Alexis et moi, c’est qu’il a une vision extrêmement stratégique de la communication.  

Alexis Minchella est le créateur du podcast Tribu Indé et il a démarré sa carrière en faisant du freelancing.

J’ai toujours travaillé intuitivement mais j’ai décidé d’acheter son livre car j’avais désespérément besoin de conseils. Le système scolaire ne nous apprend pas à penser comme un indépendant. On ne sait pas par quoi commencer et on se retrouve assailli par les doutes et les questionnements. 
 

Livre à commander en ligne ou à retrouver dans les bonnes librairies

Le livre d’Alexis est un condensé de tout ce qu’il faut savoir si on souhaite se lancer dans un futur proche. Ce guide est en passe de devenir une référence dans le monde du freelancing. 

Pour ma part, il m’a permis de prendre du recul sur mon activité. En moins de 300 pages, Alexis propose un manuel sur lequel on peut se référer afin de construire son offre et se positionner. 

Comment devenir freelance ? 

Avant de se jeter à l’eau, il est important de se demander si on possède des compétences rares, utiles et indispensables. Ensuite, il faut travailler sur 3 piliers :  

  1. Augmenter sa jauge de crédibilité  
  1. S’entourer des partenaires stratégiques 
  1. Maitriser les grands principes de la vente  

Pour construire son offre, il revient avec les questions classiques que se posent tout entrepreneur débutant :  

  • Faut-il se lancer comme généraliste ou spécialiste ? 
  • Que faire pour comprendre les besoins profonds de notre cible ? 
  • Comment mieux affirmer son positionnement ?  

Une méthodologie concrète

Ce qui m’a beaucoup intéressée ce sont les méthodes et les stratégies claires qu’il rapporte. Il fournit une méthodologie à déployer.  

Par exemple, il explique comment utiliser la méthode de 90 jours pour son business. 

L’idée de cette méthode est de se donner des objectifs sur 3 mois (vision stratégique), puis de décrire les actions qui vont vous permettre d’atteindre cette vision dans les 90 jours.  

Réussir à concilier stratégie et exécution est très difficile mais Alexis explique très bien comment le faire dans son livre. 

Quand on est indépendant, on peut se fixer des objectifs totalement irréalistes.  On peut travailler des heures et des heures sans que ça paie parce que les actions qu’on pose ne sont ni urgentes, ni indispensables. 

Alexis est quelqu’un de très efficace. En moins d’un an et il a réussi à écrire un manuel extrêmement qualitatif.  

Il a mené un travail de titan et il nous livre ses découvertes avec bienveillance et humilité. 

Il ne tombe pas dans les écueils bien connus du développement personnel et professionnel. Il nous donne des conseils pratiques et concrets pour mieux avancer. 

Dans la forme, le livre est bien pensé car il utilise des schémas qui permettent de synthétiser sa pensée et c’est vraiment très appréciable si on on a une mémoire visuelle. 

Quand on commence à s’intéresser au marketing, on va entendre beaucoup de buzzwords  comme : “la prospection”, la “stratégie de contenu”, “le positionnement”… Ce sont des concepts très abstraits qu’Alexis va expliquer de manière simple et précise. 

C’est un livre qui rassure beaucoup. Depuis cette lecture, j’ai l’impression d’être mieux préparée et d’avoir les épaules plus solides pour me jeter dans le bain. 

Je me sens prête à dévorer mon independence et à devenir l’héroïne de ma propre histoire !

Je vous conseille vivement cette lecture.

Créez un site web pour votre activité en 3 étapes  

Si vous souhaitez vous lancer et perdurer dans le monde de l’entrepreneuriat, il est primordial d’avoir une présence en ligne. Avoir un site web régulièrement mis à jour est un gage de professionnalisme important. 

Lorsque vos clients entendent parler de vous, leur premier réflexe est de vérifier ce que Google dit de vous. Les moteurs de recherche sont devenus un passage obligé avant et/ou après la rencontre d’un éventuel client.  
La qualité de votre site web a une réelle valeur ajoutée et peut même conditionner le volume de votre activité. 

freelancing

Posséder une identité très forte sur le net peut vous aider à sortir du lot. Vos potentiels clients auront l’impression d’avoir affaire à un “véritable freelance”. C’est à dire une personne qui est dédiée à son business et pas simplement quelqu’un qui souhaiterait arrondir ses fins de mois, en effectuant quelques missions à gauche et à droite. 

Avoir son propre site web va vous aider à asseoir votre légitimité : c’est une vitrine très importante à ne pas négliger.  

  1. Enregistrez votre nom de domaine 

Pour commencer, il est crucial de créer et de protéger votre nom de domaine. Pour ça, il faudra d’abord réfléchir à votre stratégie sur le long terme : souhaitez-vous travailler seul dans 5 ans ou souhaitez-vous créer une agence qui vous permettra d’engager d’autres personnes ? En fonction de vos ambitions, il faudra bien choisir l’appellation de votre futur site.  

Dans mon cas, j’aurais pu choisir d’avoir pour nom de domaine : “écriturefreelancebelgique.com” mais ça aurait été beaucoup moins efficace. J’ai choisi “izeremarlene” car mon objectif est de valoriser mon image en mettant en avant ma personne et mes compétences. Je ne souhaite pas créer d’agence à l’avenir mais je souhaite documenter mon aventure dans le freelancing.  

Aujourd’hui, posséder un nom de domaine est très accessible et ça vaut vraiment la peine d’investir un peu afin de soigner son image de marque.   

  1. Organisez votre site en fonction de ce que vos clients potentiels recherchent 

À moins que vous soyez web designer, l’objectif n’est pas de montrer vos compétences en communication ou en design. Le but est de montrer vos connaissances dans votre domaine d’expertise et pour ça, il vaut mieux se contenter d’une mise en page très simple

Vos clients veulent savoir ce que vous avez dans le ventre. Ils veulent voir des cas pratiques ou des recommandations d’anciens clients satisfaits.  Restez simple, sobre et très complet sur votre palette de compétences.  

Certaines sections du site web sont obligatoires :  

  • La page d’accueil : c’est le lieu où mettre en avant vos arguments de vente.  
  • Votre présentation et une introduction à vos services 
  • L’onglet d’inscription au site : c’est le petit encadré où vos clients pourront fournir une adresse email afin de recevoir une notification à chaque fois que vous créez du contenu.  
  1. Créez du contenu pour intéresser vos prospects et prouver votre expertise 

Ce dernier conseil est facultatif, mais il peut vraiment vous aider à avoir plus de visibilité. Aujourd’hui, la stratégie de contenu est la meilleure manière d’attirer du trafic qualifié vers votre blog. 

C’est une méthode très efficace mais aussi très énergivore si vous n’avez pas l’habitude d’écrire.  

C’est un véritable métier et c’est typiquement le genre de projets marketing qu’il est judicieux de sous-traiter. Si vous êtes indépendant et que vous souhaitez améliorer votre visibilité sur Google, je peux me charger de l’écriture de vos articles. Vous pourrez ainsi : prouver votre expertise, augmenter votre trafic et légitimer votre image de marque. 

N’hésitez pas à me contacter !  

Jobyourself ou la Smart : avec laquelle des 2 coopératives démarrer son activité d’indépendant à Bruxelles ?

En ce moment, je cumule allocations de chômage et création d’une micro-entreprise. J’ai la chance de pouvoir mettre en place mon activité d’indépendante, tout en ayant une garantie de revenus.  

Aujourd’hui, il existe différentes coopératives avec lesquelles où on peut démarrer son activité et j’ai décidé de me pencher sur les 2 coopératives qui m’ont séduites. 

 

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1. Jobyourself

Jobyourself est une coopérative d’activités qui propose de vous aider à vous lancer grâce à un programme de coaching. L’objectif est de vous donner la possibilité de tester votre activité durant 18 mois en utilisant le numéro de TVA de la coopérative, tout en conservant ses allocations de chômage ou son revenu d’intégration sociale. Ce qui est particulièrement intéressant chez Jobyourself, c’est le gel de la dégressivité de vos allocations de chômage. L’autre point positif, c’est le coaching personnalisé qu’offre l’asbl à toutes les étapes de la création d’entreprise.  
On peut démarrer une activité chez jobyourself en entrant dans l’une de ces 3 phases, en fonction de l’état d’avancement de votre projet d’activités :  

  • La phase “idéation” 

Durant cette étape, l’objectif est de se mettre au clair avec son projet. On prend le temps de créer son idée et son concept.  

  • La phase “validation” 

Dans cette phase, on valide son projet en créant un “business model canva”. On fait une étude de marché pour vérifier s’il existe un réel besoin de ce service sur le marché.  

  • La phase “test” 

C’est la partie pratique. On teste effectivement son projet durant 18 mois. Il faut cependant, pouvoir garantir qu’on est capable d’assurer un chiffre d’affaires de minimum 500 euros par mois.  

Jobyourself, c’est vraiment l’idéal pour toutes les personnes qui rêvent de se lancer mais ont la sensation d’avoir besoin d’un accompagnement.  

Avantages de Jobyourself :  

  • Coaching en groupe ou en auto-coaching 
  • Gel de la dégressivité des allocations de chômage 
  • Suivi de la viabilité de votre projet  
  • Aucune prise de risques 

Inconvénients de Jobyourself : 

  • Peu d’intervention de jobyourself pour une levée de fond 
  • On perçoit le montant de notre chiffre d’affaires à la fin de la période test de 18 mois et ça peut être gênant si on souhaite investir dans son activité.  
  • Organisme très lent à cause de la hausse des demandes suite à la crise du covid19 
  • La marge prise par la coopérative est de 10% du chiffre d’affaires mensuel.  
  • Le public cible est limité : allocataires du CPAS et demandeurs d’emploi 



2. La coopérative SMart

La SMart est une coopérative d’activité qui a été créé en Belgique mais qui existe un peu partout en Europe. L’intérêt des indépendants qui s’inscrivent à la SMart est de conserver les avantages du statut de salarié, tout en ayant la possibilité de travailler en tant qu’indépendant. La coopérative fonctionne comme une agence intérim et il est possible de souscrire à différentes assurances. 

L’association va s’occuper de tout le pôle administratif des adhérants.  S’inscrire à la SMart peut être très tentant pour les personnes qui ont une phobie des chiffres et de l’administratif. 

Il est également tout à fait possible de cumuler son activité et ses allocations de chômage.  

A la SMart, on touche directement l’argent mais la somme sera déduite de nos allocations de chômage.  

Avantages de la SMart:  

  • Possibilité de faire une demande de micro-crédit 
  • Marge de 6% de votre CA  (un peu moins importante que Jobyourself) 
  • Possibilité de faire une demande de CDI auprès de la smart 
  • Aucune prise de risques 

Inconvénients de la SMart : 

  • Pas de suivi du projet et pas de coaching organisé
  • Les allocations de chômage sont impactées en fonction de la somme gagnée mensuellement.  
  • Perte d’autonomie : en gérant tout, la SMart ne vous permet pas d’apprendre à gerer les aspects administratifs de votre business.  

Conclusion :

Ce sont deux associations très différentes et elles ont toutes les 2 leurs intérêts et leurs désavantages. 

Si vous souhaitez passer à l’action le plus rapidement possible et que vous avez déjà des clients à facturer, la smart et Jobyourself sont des alternatives possibles. Tout dépend de ce que vous souhaitez faire et de vos objectifs sur le plus long terme. Bonne chance !



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