Votre programme de développement d’entreprise – résumé du livre E-myth

La seconde partie du livre e-myth donne une méthodologie claire à déployer afin de créer une entreprise fleurissante. 

Je vous propose de détailler cette partie du livre dans mes 2 prochains articles.  


1. Votre but principal  

Pour commencer, définissez ce à quoi vous voulez que votre business ressemble.  

Pour ça, il est indispensable d’avoir à la fois une vision ultime et un objectif stratégique.  Sans vision claire de la tournure que vous souhaitez voir prendre votre existence, comment voulez-vous commencer à la vivre ?  

Les gens exceptionnels ont une vision de leur existence qu’ils s’entraînent à imiter chaque jour. Ils travaillent sur leur vie au lieu de la vivre en spectateurs. Ils matérialisent dans le présent la vision qu’ils ont de leur avenir.  

Pour travailler concrètement ce point, vous pouvez créer un vision board et utiliser l’écriture automatique afin d’exprimer quelle est votre vision d’avenir. C’est un exercice qui prend un peu de temps mais qui en vaut vraiment la peine.

2. Votre objectif stratégique

Le premier critère de votre objectif stratégique est l’argent. Quel est le degré d’ambition de votre vision ? Le deuxième critère est de comprendre de quelle occasion vous pouvez vous saisir dès aujourd’hui ?   
Demandez-vous si votre projet d’entreprise apaiserait la frustration d’un groupe de consommateurs suffisamment pour justifier sa mise en œuvre ?

Dans cette phase, il faut se laisser rêver et laisser votre fougue s’exprimer. 
Beaucoup d’entrepreneurs étaient des enfants très rêveurs et créatifs mais ils ont été freinés par des adultes raisonnables qui ont parfois été des obstacles dans leurs buts.
Il n’est jamais simple de confronter ses idées au monde car on reçoit très souvent beaucoup de feedback négatif. Ainsi, on arrête de rêver et par la même occasion, on stoppe tout processus d’innovation.  

Certes, il est important de posséder des objectifs clairs et chiffrés mais il est également indispensable d’avoir des rêves et des projets.  

3.Votre stratégie organisationnelle

L’organigramme est un outil sous-estimé des petites entreprises car en général, il y a très peu d’employés. Mais si tout le monde fait un peu de tout, qui est responsable en cas de pépin ?  

Il est indispensable d’avoir une description détaillée des rôles de chacun.  
« Sans organigramme, on s’en remet au petit bonheur la chance, aux bons sentiments et aux bonnes volontés »

Il faut organiser votre société en fonction des besoins de vos consommateurs. Pour ce faire, vous pouvez utiliser cette méthodologie :  

  • « Passer en revue les tâches à exécuter.
  • Les critères de responsabilité pour chaque poste et les positions hiérarchiques respectives de chaque poste, avec tous les détails correspondants.  
  • Il faut des scénarios précis pour gérer les appels reçus, émis, les rencontres physiques avec les clients… Et une fois que ce prototype est mis en place, qu’il fonctionne et qu’il est bien rodé, on peut éventuellement penser à engager une personne pour faire ce travail. 
  • A cet instant, vous aurez franchi l’étape la plus importante : vous remplacer par un système qui fonctionne, actionné par une personne désireuse de travailler dessus. »

4.Votre stratégie en matière de management

Il n’est pas important de travailler avec les profils les plus qualifiés mais il faut engager des personnes désireuses d’apprendre et capables d’appliquer un système de management.  
À vous de créer un système totalement automatique qui reprend tous les éléments importants qui rendent votre marque reconnaissable.  
Il faut créer des procédures et des manuels d’exploitation pour chaque étape : pitch de vente, marketing, service à la clientèle, contrôle qualité… 

Tous ces détails sont indispensables pour bien briefer les nouveaux venus afin de rendre l’onboarding ou l’intégration de nouveaux collègues aussi simple que possible.  

N’oubliez jamais que lorsque les clients féliciteront votre service, ils n’évoqueront jamais les choses importantes mais toujours les petits détails car «les détails font la perfection et la perfection n’est pas un détail.» 

5.Votre stratégie concernant le facteur humain

Il faut créer un environnement où votre vision est explicite et où vos employés comprennent qu’ils font partie d’un écosystème important. Notre façon de travailler devient le reflet de notre âme. Vos employés ne tiennent pas simplement à travailler pour des personnes passionnantes, mais elles veulent travailler pour des individus ayant créé une structure définie.

Gerber fait une analogie en comparant l’entreprise à un jeu de société.

« Il n’y a rien de plus passionnant qu’un jeu bien conçu et qui symbolise votre conception du monde. » Comme dans tout jeu, il faut que les règles soient cohérentes et que la stratégie soit pérenne.
Créer une entreprise, c’est créer un jeu de société avec des règles et des valeurs qui nous sont propres, mais qu’il faudra transmettre aux autres. C’est pour cette raison que beaucoup de personnes de la génération Y choisissent l’entrepreneuriat, car ils ne se reconnaissent pas dans les règles du jeu de beaucoup d’entreprises traditionnelles.

6.votre stratégie marketing

Qui est votre client ? Est-ce qu’il existe vraiment et comment prend-il ses décisions ? C’est à toutes ces questions qu’il faudra répondre lorsque vous ferez votre étude de marché. Cependant, il ne faudra jamais oublier que votre client ne va pas prendre ses décisions sur base de facteurs rationnels. « Il va plutôt récupérer les données sensorielles environnantes. » Ce sont ces détails qui vont le pousser à l’acte d’achat et il prendra ses décisions grâce à son inconscient.
Il faut comprendre qui est votre client et pourquoi il achète.
Une fois qu’on a les réponses à ces questions il faut respecter 3 étapes :

  • Faire une promesse de vente
  • Vendre
  • Tenir sa promesse

7.VOTRE STRATÉGIE CONCERNANT LES SYSTÈMES

C’est le cœur du message de Gerber.
L’objectif n’est pas de devenir l’esclave de son business, mais de créer des systèmes qui permettent de se libérer grâce à des procédures et des standards qui sont listés explicitement.
On doit pouvoir expliquer ces procédures à un nouvel employé afin de se libérer de la charge. C’est important d’avoir le détail clair de tous les postes qui existent dans la société afin que la société soit capable de tourner, même sans l’entrepreneur. Une entreprise est un système et pour que le système roule, il faut que toutes les étapes soient bien pensées. Les systèmes permettent également d’avoir un aperçu chiffré des actions qui ont été posées. Et ces chiffres nous permettent de prendre des décisions.

Bon travail et bonne chance !  

Source : E-myth : Le mythe de l’entrepreneur revisité

Se conformer à l’entreprise et se confronter à soi-même

Développer son entreprise est obligatoire selon Michael Gerber. 

Pour lui, une entreprise est faite pour croître. Ne pas la laisser grandir, c’est aller à l’encontre de ses besoins. 

Dans le livre e-myth, Gerber nous livre une méthodologie pour mieux appréhender les innovations dans notre business.  

Il y a 3 étapes à suivre pour savoir si notre nouvelle idée est rentable ou non.  

  1. Innovation 

La première chose à faire lorsqu’on a une idée innovante, c’est de la tester et de l’implémenter. 

L’auteur donne l’exemple de la tenue d’un commercial :

Il a porté deux costumes de 2 couleurs différentes afin d’observer si ceux-ci auraient une influence sur le nombre de ventes qu’il était capable de faire. 

Durant le premier mois du test, il a porté un costume marron. Il a ensuite, mis un costume bleu pendant les 4 semaines suivantes.  

Il s’est rendu compte qu’il vendait beaucoup plus avec son costume bleu.  

Il a ainsi conclu qu’il existait une corrélation entre la tenue qu’il portait et son nombre de vente. 

  1. La quantification 

L’innovation doit être validée par des chiffres.  

Il faut quantifier tout ce qu’on fait : le nombre de prospects avec qui on discute, le nombre de ventes qu’on réalise, la quantité de publicités qu’on crée…. 

Il faut utiliser ces nombres pour savoir si l’innovation qu’on effectue est un succès ou non.  

Il y a très peu d’entrepreneurs qui le font parce beaucoup de personnes pensent que ce ne sont que des détails, alors que les chiffres ont une importance de taille.

  1. L’orchestration 

Lorsqu’on se rend compte que quelque chose fonctionne, il faut le faire, le refaire, de la même manière et à chaque fois.  

Faire des choses de manière totalement aléatoire, c’est prendre le risque de perdre de l’argent. “La liberté d’agir est l’ennemi de l’ordre, de la normalisation et de la qualité.” (Esprit Marketing) 

“A cet égard, le processus de développement d’entreprise peut être considéré comme la métaphore de la transformation personnelle, de la confrontation à la vraie vie.” (E-myth)

Je n’ai jamais autant lu de livres sur le développement personnel que depuis que je m’intéresse à l’entrepreneuriat.  
Devenir entrepreneur, c’est aussi se confronter à soi et voir qu’est-ce qu’on est prêt à apprendre ou pas.  Quelles habitudes on est prêt à abandonner? Quels échecs on est capables de surmonter…

Avoir peur d’innover et d’évoluer, c’est faire stagner notre entreprise.

Bonne chance et bon travail ! 

Décevoir nos clients.

Voilà ce qu’il faut absolument éviter si on souhaite créer une entreprise à succès.  

Mais au fond qui n’a jamais été déçu ? 

Dans le livre, “E-Myth”, l’auteur raconte une anecdote vécue dans un salon de coiffure.  

Il s’est rendu 3 fois dans ce salon avant de décider de ne plus jamais y remettre les pieds. 

La première fois qu’il est allé chez ce coiffeur, il a eu une expérience très gratifiante : on lui a coupé les cheveux aux ciseaux et un apprenti lui a servi 2 tasses de café.  

La seconde fois, on lui a coupé les cheveux à la tondeuse et il a reçu un seul café. 

Lors de sa 3ème visite, on lui a coupé les cheveux aux ciseaux mais il n’a pas reçu le café auquel il s’était habitué. 

Après les 3 visites, sa coiffure était réussie et il avait passé un moment relativement agréable mais il n’a pas pu retrouver les raisons pour lesquelles il avait apprécié cet endroit. 

“Son expérience manquait cruellement de cohérence et d’uniformité.” 

Les êtres-humains aiment savoir à quoi s’attendre et c’est exactement ce qui fait que les franchises fonctionnent. Une franchise, c’est le prototype d’une entreprise qui marche. 

Quand on souhaite créer une entreprise rentable, il faut s’imaginer que notre entreprise est le prototype de 5000 autres entreprises. 

La meilleure manière de bien démarrer une entreprise, c’est de la façonner en s’imaginant qu’elle deviendra une franchise. Il s’agit de créer une entreprise qui marche non pas grâce à vous mais sans vous. 

La plupart des très grandes entreprises telles que LVMH, Airbus, MacDonald… ne finissent pas par devenir des franchises. Elles l’étaient dès le départ.  

Cette vision façonnera toutes les étapes de vos prises de décisions. 

Il est important de se pencher sur tous les détails qui vont faire que votre entreprise sortira du lot. 

Tout doit être soigneusement pensé : les couleurs, les odeurs, les goûts, l’ambiance, l’atmosphère, le service client…. 

e-myth, le mythe de l’entrepreneur revisité

Bonne chance et bon courage ! 

Source :  

E-Myth, le mythe de l’entrepreneur revisité 

Livre de Michael E. Gerber 

Jobyourself ou la Smart : avec laquelle des 2 coopératives démarrer son activité d’indépendant à Bruxelles ?

En ce moment, je cumule allocations de chômage et création d’une micro-entreprise. J’ai la chance de pouvoir mettre en place mon activité d’indépendante, tout en ayant une garantie de revenus.  

Aujourd’hui, il existe différentes coopératives avec lesquelles où on peut démarrer son activité et j’ai décidé de me pencher sur les 2 coopératives qui m’ont séduites. 

 

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1. Jobyourself

Jobyourself est une coopérative d’activités qui propose de vous aider à vous lancer grâce à un programme de coaching. L’objectif est de vous donner la possibilité de tester votre activité durant 18 mois en utilisant le numéro de TVA de la coopérative, tout en conservant ses allocations de chômage ou son revenu d’intégration sociale. Ce qui est particulièrement intéressant chez Jobyourself, c’est le gel de la dégressivité de vos allocations de chômage. L’autre point positif, c’est le coaching personnalisé qu’offre l’asbl à toutes les étapes de la création d’entreprise.  
On peut démarrer une activité chez jobyourself en entrant dans l’une de ces 3 phases, en fonction de l’état d’avancement de votre projet d’activités :  

  • La phase “idéation” 

Durant cette étape, l’objectif est de se mettre au clair avec son projet. On prend le temps de créer son idée et son concept.  

  • La phase “validation” 

Dans cette phase, on valide son projet en créant un “business model canva”. On fait une étude de marché pour vérifier s’il existe un réel besoin de ce service sur le marché.  

  • La phase “test” 

C’est la partie pratique. On teste effectivement son projet durant 18 mois. Il faut cependant, pouvoir garantir qu’on est capable d’assurer un chiffre d’affaires de minimum 500 euros par mois.  

Jobyourself, c’est vraiment l’idéal pour toutes les personnes qui rêvent de se lancer mais ont la sensation d’avoir besoin d’un accompagnement.  

Avantages de Jobyourself :  

  • Coaching en groupe ou en auto-coaching 
  • Gel de la dégressivité des allocations de chômage 
  • Suivi de la viabilité de votre projet  
  • Aucune prise de risques 

Inconvénients de Jobyourself : 

  • Peu d’intervention de jobyourself pour une levée de fond 
  • On perçoit le montant de notre chiffre d’affaires à la fin de la période test de 18 mois et ça peut être gênant si on souhaite investir dans son activité.  
  • Organisme très lent à cause de la hausse des demandes suite à la crise du covid19 
  • La marge prise par la coopérative est de 10% du chiffre d’affaires mensuel.  
  • Le public cible est limité : allocataires du CPAS et demandeurs d’emploi 



2. La coopérative SMart

La SMart est une coopérative d’activité qui a été créé en Belgique mais qui existe un peu partout en Europe. L’intérêt des indépendants qui s’inscrivent à la SMart est de conserver les avantages du statut de salarié, tout en ayant la possibilité de travailler en tant qu’indépendant. La coopérative fonctionne comme une agence intérim et il est possible de souscrire à différentes assurances. 

L’association va s’occuper de tout le pôle administratif des adhérants.  S’inscrire à la SMart peut être très tentant pour les personnes qui ont une phobie des chiffres et de l’administratif. 

Il est également tout à fait possible de cumuler son activité et ses allocations de chômage.  

A la SMart, on touche directement l’argent mais la somme sera déduite de nos allocations de chômage.  

Avantages de la SMart:  

  • Possibilité de faire une demande de micro-crédit 
  • Marge de 6% de votre CA  (un peu moins importante que Jobyourself) 
  • Possibilité de faire une demande de CDI auprès de la smart 
  • Aucune prise de risques 

Inconvénients de la SMart : 

  • Pas de suivi du projet et pas de coaching organisé
  • Les allocations de chômage sont impactées en fonction de la somme gagnée mensuellement.  
  • Perte d’autonomie : en gérant tout, la SMart ne vous permet pas d’apprendre à gerer les aspects administratifs de votre business.  

Conclusion :

Ce sont deux associations très différentes et elles ont toutes les 2 leurs intérêts et leurs désavantages. 

Si vous souhaitez passer à l’action le plus rapidement possible et que vous avez déjà des clients à facturer, la smart et Jobyourself sont des alternatives possibles. Tout dépend de ce que vous souhaitez faire et de vos objectifs sur le plus long terme. Bonne chance !



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